L’Afrique des Grands Lacs au rendez vous de la recherche approfondie

«La démarche scientifique, en Afrique aussi, est un outil performant, une force à promouvoir au service de l’humanité ».

Professor Dr. Kennedy Kihangi Bindu, Director of the Centre of Research on Democracy and Development in Africa, CREDDA/ULPGL.

Le continent Africain est confronté à des crises multiformes qui obligent les scientifiques à agir conséquemment en présentant un tableau réfléchi des solutions africaines appropriées. Ces crises sont des opportunités à la portée de l’intelligentsia pour une paix et un développement intégral durables. Une meilleure vie est encore possible en Afrique.

Mrs Cindy Hensley McCain lors d’une conference au CREDDA/ULPGL, Goma

Les potentialités Africaines ne pourront servir efficacement et de manière efficiente qu’au travers d’un leadership clairvoyant et visionnaire centré sur le développement humain et tirant ses racines de la philosophie « Ubuntu » soutenue par Desmond Tutu « I am because we are and since we are therefore I am ». Un questionnement fondamental reste celui de savoir la ligne de démarcation à établir entre l’élite intellectuelle Africaine des années des indépendances et celle qui se met en place au cours de ce vingtième siècle en termes de leadership, partenariat avec le peuple, positionnement des nations africaines dans le concert des nations, diplomatie, intellectualisme, redevabilite dans la gestion de la chose publique, respect des droits et libertés fondamentaux de la personne humaine, … L’Africain doit désormais interroger le miroir fait par le Président Américain Barack Hussein Obama devant le parlement Ghanéen le 11 juillet 2009 « l’histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’État ou qui modifient les constitutions … L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions … Il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique … » Mrs Cindy Hensley McCain a rappele au cours de sa conference au Centre de recherche CREDDA que l’Africain doit aussi s’intéresser à la lutte contre le traffic des êtres humains car cela ne peut favoriser le développement du Continent.

C’est en cela que l’élite Africaine doit saisir la responsabilité de l’avenir et repenser le sort du continent. La transmission du savoir reste la clef de voute pour créer des nouvelles opportunités de développement et de connexions avec le monde. Nelson Mandela n’a-t-il pas affirmé que « pour transformer la société, l’éducation reste l’outil le plus performant ».

Le Centre de Recherche sur la Démocratie et le Développement en Afrique, CREDDA/ULPGL, reste ce cadre de réflexion mis à la disposition de l’élite intellectuelle Africaine consciente et avisée du caractère dynamique de la société humaine. L’occasion est ici offerte aux universitaires, phares de la société, à se faire une opinion au travers d’un diagnostic sans complaisance des faits socio – politiques sur le continent, dans la Région des Grands Lacs Africains en général, en République Démocratique du Congo pour commencer. Le Président Américain John Kennedy, s’adressant de son vivant aux américains n’avait-il pas dit: ‘‘si nous (USA) n’avons pas de politique congolaise, nous n’avons pas de politique africaine. » Une manière de souligner l’importance que l’Oncle Sam accorde au pays de Patrice Emery Lumumba, pivot incontournable dans les équilibres fondamentaux du continent noir.

Symposium sur le leadership Africain a Morehouse College USA

Comme sous d’autres cieux, le CREDDA demeure un « power house of knowledge production in Africa » qui met à surface un agenda centré sur la culture de la recherche – action en vue d’un développement harmonieux et durable qui place l’homme au centre de toute politique gouvernementale sur le continent. D’aucuns notent avec satisfaction que la cloche de la tradition orale accompagnée de celle qui est écrite a sonné pour que les sociétés Africaines soient dignement positionnées dans le concert des nations modernes. Un pont devra être jeté entre les milieux universitaires et la société, entre l’Afrique noire et les intellectuels Afro-Américains en puisant dans les ressources ancestrales.    Ensemble nous garderons très haut le drapeau de la recherche sur le continent.

 

 Joining the 21st century African Great Lakes Region research agenda

“The scientific method, in Africa too, is an important tool in the service of humanity.”

 Professor Dr. Kennedy Kihangi  Bindu, Director of the Centre of Research on Democracy and Development in Africa, CREDDA/ULPGL.

 

The African continent is facing a number of crises, especially in the Great Lakes Region, that require suitable solutions from Africans. These crises present opportunities for intellectuals to promote sustainable peace and development. Certainly, a better life is still possible in Africa.

The potential of Africans may not be used effectively and efficiently except through focused and visionary leadership centered on human development keeping with the Ubuntu philosophy sustained by Desmond Tutu « I am because we are and since we are therefore I am ». A basic task is to distinguish between the elite African intellectuals of the independence era and those that have emerged during the twenty-first century in terms of leadership, partnerships with people of African nations positioned in the concert of nations, diplomacy, intellectualism, accountability in the management of public affairs, human rights and fundamental freedoms.

Africans must now look in the mirror proposed ​​by U.S. President Barack Obama to the Ghanaian parliament on July 11, 2009. “History is on the side of these brave Africans, and not with those who use coups or change constitutions to stay in power. Africa doesn’t need strongmen, it needs strong institutions… Africa is a fundamental part of our interconnected world – as partners with America on behalf of the future that we want for all our children. That partnership must be grounded in mutual responsibility… It is up to Africans to decide the future of Africa… Africa’s diversity should be a source of strength, not a cause for division.”

This diversity is not just cultural or linguistic, but is also a diversity of thought. This is why African elites must take responsibility for the future and rethink the fate of the continent. This has been underlined by Mrs Cindy Hensley McCain while during her lecture at CREDDA/ULPGL on the fight against human trafficking as a modern form of slavery in Africa and overseas. The transmission of knowledge is the cornerstone of creating new business opportunities and connections with the world. Nelson Mandela affirmed that “to transform society, education is the most important tool.”

The Centre for Research on Democracy and Development in Africa (CREDDA) remains the conceptual framework available to the African intellectual elite informed of the dynamic nature of human society. It presents an opportunity to academics and social leaders to form an opinion through an uncompromising analysis of sociopolitical facts on the continent, in the sub-region of the African Great Lakes in general, and in the Democratic Republic of the Congo to start. U.S. President John F. Kennedy, speaking during his lifetime remarked, “If we [Americans] have no Congo policy, we do not have an Africa policy.” This was one way of emphasizing the importance that the United States places on the country of Patrice Emery Lumumba, which it views as a key hub in the basic equilibrium of the African continent.

It is certainly time to develop the tools necessary for optimal implementation of democracy and development in Africa –along with the rest of the world – to ensure a successful exit from prior bondage.

As in other places, CREDDA remains a “powerhouse of knowledge generation in Africa” ​​that advances an agenda rooted in a culture of research – one that harmonizes policies to promote sustainable development and that puts people at center of all government policy on the continent. Some have noted with satisfaction that the bell that represents oral tradition and written tradition has rung for African societies to be positioned with dignity in the community of modern nations. A society without intellectual research is a society that perishes. In this vein, one will be building bridges between universities and societies, between African and Afro-Americans scholars.

Together we will hold high the flag of research on the African continent.